M6-MYTHES RELATIFS à la JUSTICE HUMAINE (l'EQUITE)

la justice humaine (l'équité)

LA JUSTICE HUMAINE (l'EQUITE)

M61-Les bases de la justice humaine

Le principe d'équité est un régulateur des règles sociales, ayant comme compléments la loi et la paix

Les symboles de l'équité peuvent être :

--des objets, des textes ou des images >> l'épée, la balance, le miroir, le cocotier, l'arbre à ombre pacifique, le triangle (équilibre entre intellect, coeur et volonté ou bien équilibre entre sagesse, amour et puissance)

--des cours de justice (par exemple la cour suprême aux USA et la cour internationale à La Haye)

Le mythe de l'anneau de GYGES est celui engendré par la question ''devient-on volontairement immoral et cherche-t-on fondamentalement à échapper à la justice humaine ?''

La justice humaine distribue des punitions (en complément des punitions divines)

 

M62.Les personnages représentant la notion de justice

Ils s'apparentent aux héros, tout en n'ayant pas leur violence

France >> SAINT LOUIS fut un roi qui avait comme grand principe de rendre personnellement (sous un chêne) une justice réfléchie, loyale et pure

France >> MANDRIN, détrousseur du fisc (v.1750), avait un grand cœur et redistribuait aux pauvres les recettes de ses méfaits

France >> COMTE DE MONTE CHRISTO (personnage de roman) (alias EDMOND DANTES) rétablit les injustices qui lui ont été faites, en punissant moralement les méchants

Grèce >> NESTOR roi médiateur sage et juste, éliminait les discordes

Grèce >> ANTIGONE était fille d'OEDIPE, nièce de CREON et sœur de POLYNICE et ETEOCLE (des roitelets de Thèbes). Ceux-ci s'entretuèrent pour prendre le pouvoir mais Antigone se rebella contre la préséance accordée par Créon envers la tombe d'Etéocle . Elle en mourut, mais incarna cependant l'équité immanente

Empire romain >> ASTRÉE, nom latin de DIKE-MITHRA, dite ''soleil invincible'', fut arbitre entre bien et mal -mais elle était cependant l'ennemie des taureaux-

L'ascension d'ASTREE au ciel est le symbole de la liaison Homme-Ciel

 

M63-Les qualités humaines nécessaires pour une bonne justice

a.La charité, la générosité et l'hospitalité sont nécessaires en justice

ci-après mythes modernes

France >> L'ABBÉ PIERRE et COLUCHE affirmèrent leur générosité en aidant les démunis (compagnons d'Emmaüs et restaurants du coeur)

Grèce >> HYRIEUS, paysan béotien, accueillit chez lui les dieux avec grand honneur et il en fut remercié car, sans être marié, il obtint un fils qui sera célèbre (ORION), issu de la peau d'une génisse immolée à ZEUS

Hébreux >> Un homme juif blessé, abandonné par les religieux hébraïques, fut cependant secouru par un étranger généreux (qui était le BON SAMARITAIN)

Occident >> Une jeune fille nommée BELLE voulut sauver son père, condamné à mort pour avoir profané le domaine d'une horrible BETE. Ladite Bête épargna cependant Belle et l'invita à vivre un peu avec elle. Belle découvrit alors que sous la Bête se cachait un homme aimable, ayant subi un sortilège et les mots d'amour qui s'ébauchèrent alors entre eux, libérèrent la Bête, qui redevint un prince charmant

Ce conte mythique est repris dans KING KONG, mythe moderne cinématographique

b.La vérité est indispensable pour la justice

Mais elle est base de doute, qui lui-même est symbolisé par >>

-Le puits, au fond obscur, recélant une vérité qui se veut difficle à percevoir

-La main levée au tribunal, qui est censée affirmer la vérité intime

-Le sérum de vérité, qui est un éventuel palliatif

-Les ombres (la caverne de PLATON les montre, sous formes d'apparences trompeuses soulignant la difficile perception de la vraie réalité)

-Le peintre Grec ZEUXIS, peignait si bien les raisins que les oiseaux venaient les picorer sur son tableau. Mais il ne sut peindre avec suffisamment de réalisme le personnage représenté à proximité desdits raisins, puisque logiquement, cela aurait dû dissuader les oiseaux d'approcher

-La vérité est cependant une notion bien étriquée par l'homme : seule sa définition théorique est possible. En particulier, la vérité infaillible reste un leurre, aussi bien pour le dogme religieux catholique (l'infaillibilité attribuée au pape, dès 1870), que pour les affaires bancaires, ou les affaires d'Etat, ou les affaires de technique, toutes toujours faillibles

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